Rénovation Pixel : Pourquoi je remplace mes WS2811 12mm par des Seed Pixels

Après 7 ans à illuminer ma maison, mes premières guirlandes de pixels WS2811 12mm (format « bullet ») tirent leur révérence. Entre les défaillances de composants et l’évolution technologique, le moment est venu pour une refonte totale.

Vivant en maison autonome en électricité, ce projet n’est pas qu’une simple mise à jour esthétique : c’est une quête d’efficience énergétique, de densité visuelle et de maîtrise matérielle.


1. Le constat : 7 ans, l’âge de raison pour les LEDs

Mes premiers pixels datent de 2017. Bien que robustes, les nœuds 12mm souffrent du temps :

  • Dégradation physique : Les coques en plastique jaunissent et l’étanchéité n’est plus garantie.
  • Fiabilité en baisse : Les pannes de données se multiplient, rendant la maintenance fastidieuse.
  • Esthétique datée : Les câbles épais et les gros boîtiers sont trop visibles de jour sur la façade.

2. L’atout majeur : L’efficience en maison autonome

Dans une installation sur batteries et panneaux solaires, chaque Watt économisé est une victoire. Le passage aux Seed Pixels (ou Pebble Pixels) change la donne.

Comparatif de consommation (pour 2 500 pixels)

Les Seed Pixels utilisent des puces plus modernes et mieux optimisées. Voici l’impact théorique sur mon installation :

Paramètre2 500 Pixels 12mm (Anciens)2 500 Seed Pixels (Nouveaux)
Puissance Max (Blanc 100%)1 800 W900 W
Consommation Moyenne (Show)~450 W~225 W
Impact sur 3h de show1,35 kWh0,67 kWh

Bilan énergétique : Je divise ma consommation par deux. Pour mon parc de batteries, cela représente une économie de 0,68 kWh par soir, une marge de sécurité précieuse durant les mois de décembre souvent peu ensoleillés.

3. Densité accrue et rendu xLights

Le remplacement me permet de multiplier le nombre de points lumineux par segment. En augmentant la densité :

  • Les effets complexes dans xLights (textes, visages, spirales) deviennent beaucoup plus nets.
  • On passe d’une guirlande « point par point » à une véritable texture lumineuse.
  • La diffusion à 360° des Seed Pixels offre un rendu plus organique que le faisceau directionnel des anciens nœuds 12mm.

4. Hardware DIY : Le passage au BeagleBone Black

Pour piloter cette nouvelle architecture haute densité, j’ai décidé de concevoir ma propre carte de gestion basée sur le BeagleBone Black (BBB).

Pourquoi ce choix technique ?

Contrairement aux solutions classiques, le BeagleBone Black dispose de deux processeurs de temps réel (PRU).

  • Le processeur principal fait tourner Falcon Player (FPP).
  • Les PRU gèrent exclusivement l’envoi des données vers les pixels avec une précision nanoseconde.

Cela garantit une fluidité parfaite, sans aucun scintillement, même en augmentant considérablement le nombre de pixels sur chaque sortie. Ma nouvelle carte intégrera des Level Shifters pour un signal propre et des protections adaptées à une alimentation sur parc de batteries.


Conclusion

Ce projet est le pont entre la passion du DIY et la rigueur de l’autonomie électrique. En remplaçant mes vieux pixels de 7 ans par des Seed Pixels pilotés par un BeagleBone Black, je gagne sur tous les tableaux : plus de détails visuels, une meilleure fiabilité et une consommation divisée par deux.

Le spectacle peut continuer, tout en préservant mes batteries !

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